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Aventura Divino - Logo 6 by Crocosansk

Histoire écrite par :iconcrocosansk: et illustrée par :iconfrostise:.

:FRflag: This is the French version of Aventura Divino. For the English version, click on this link: Aventura Divino #6 (EN)

Dans le chapitre précédent…

Tandis que Masane et Gédéon ne parvenaient toujours pas à retrouver la trace de Basile et Carelle, ces deux derniers sont partis en direction du mont Couckme pour tenter de trouver ce fameux « recoin » évoqué dans les livres d'histoire (voir chapitre 1) où se terreraient les 4 divinités depuis la fin de l'ère primaire.

AD Chapter 6 by frostise
Légende : la partie du chapitre qui est en gras. ;)

Chapitre 6 – Dessins et douleurs

Basile a revu les dessins dont une photo était présente sur le livre. Carelle, de son côté, se fixait plutôt sur les inscriptions figurant en dessous. Mais c’est à ce moment-là que Basile et Carelle sont tombés sur une grande inscription qui n’avait pas été prise en photo pour le livre. Cette inscription était écrite dans la même langue antique que celle présente sous les dessins. Après traduction de l’inscription, voilà ce que Carelle, qui a étudié cette langue, a compris :
« Les bêtes volantes meurent les unes après les autres depuis la vague vida. Elles ne se reproduisent plus. Les boules à antennes ne pondent plus depuis la vague vida. Elles ne se reproduisent plus. Pour nous qui mangeons bêtes volantes et œufs de boules à antennes, notre tour viendra, nous allons tous mourir, à cause de la vague vida. »
« Des bêtes volantes, des boules à antennes, une vague vida… qu’est-ce que ça peut être ? demanda Carelle à Basile.
— Quand cette personne a écrit « bêtes volantes », peut-être parle-t-il de nos ancêtres navisias, dont certains d’entre eux avaient des ailes. Et les « boules à antennes », ça doit surement être des macaures, les ancêtres des macalites. Par contre, la « vague vida », je ne vois pas ce que ça peut être…
— Oui, cette « vague vida » est évoquée à trois reprises… à priori, cette vague semble avoir un rapport avec l’extinction de l’ère primaire.
— Mais il y a un truc qui cloche dans cette histoire : QUI a pu écrire cela ? Est-ce qu’il y aurait une espèce qu’on ne connaitrait pas ? D’après les scientifiques, les espèces de l’ère primaire étaient toutes herbivores… Donc ça voudrait dire qu’à l’époque de l’ère primaire, il y aurait des carnivores ?
— Et bien… il semblerait que oui. »

Pour Basile et Carelle, il ne fait aucun doute que c’est bien ici, dans ce recoin du mont Couckme, que se trouve le secret des quatre divinités… ils cherchèrent partout, mais ne trouvèrent rien d'autre d’intéressant. Basile, désespéré, dit alors : « Rien à faire, il n’y a rien d’autre ici qui nous permette d’avancer… »

Soudain, les deux hursians entendirent un cri qui venait d’une des parois du recoin… et ce cri n’est pas inconnu pour Carelle : c’est le même cri que celui qu’elle a entendue au lac Preto avant la vague monstrueuse. Ce cri a des petits airs de rire de fou psychopathe, ce qui ne rassure pas Basile. Carelle, plus posée, s’est approchée d’une paroi de ce recoin de la montagne…

« Aussi incroyable que cela puisse paraitre… le cri venait d’ici.
— Ici ? Impossible, il y a une paroi, et pas d’entrée apparente ! »

Carelle frappe la paroi de toutes ses forces, et dit : « Ça sonne creux… Basile, je crois qu’on a trouvé une nouvelle piste. Il faut retourner vers le micro-super bateau…
— Quoi ? Retourner là-bas ? Mais pourquoi ?
— Il va falloir plonger dans le lac Preto, et retrouver le réservoir. On doit absolument retourner à Couturier-Ville aller chercher du matériel pour percer cette paroi. Et… je sais quels sont les risques de plonger dans ce lac, mais on n’a pas le choix !
— Je vois l’idée… mais sans vouloir être défaitiste, ce sera quasiment impossible de retrouver un si petit réservoir dans un lac aussi vaste, d’autant plus qu’il a inondé toute une partie de la vallée de Couckme.
— Tu as raison… Mais alors comment faire ? »

Basile réfléchit… et soudain, il lui vient une idée : « Si on ne peut plus compter sur le réservoir d’origine, et bien j’en fabriquerai un… N’oublie pas que je suis un mécanicien accompli ! »
Carelle était plutôt séduite par l’idée… ainsi, les deux hursians retournèrent vers le micro-super bateau, et Basile fabriqua un nouveau réservoir pour celui-ci. Dans le même temps, Carelle a remis l’engin sous sa forme d’avion, et est donc redevenu le micro-super avion. Basile ayant terminé le réservoir « fait maison », il alla donc vers le lac Preto pour le remplir d’eau, en étant évidemment très prudent, après ce qui s’était passé la veille quand Carelle voulait remplir le réservoir d’origine. Aussi, Basile a décidé de remplir le réservoir aussi vite que possible, et de courir aussi vite que possible vers le micro-super avion dans l’objectif de brancher le réservoir à l’engin, et décoller au plus vite. Hélas, après que Basile ait rempli le réservoir, il trébucha sur une pierre lorsqu’il courait vers le micro-super avion. Pourtant, cela n’a pas changé grand-chose : cette fois, il n’y eût ni cri, ni vague. Basile et surtout Carelle n’ont pas compris pourquoi cette fois, il n’y a pas eu de problème en « prélevant » de l’eau pour le réservoir, mais l’essentiel est qu’au final, ils puissent décoller. Ainsi, connaissant désormais le chemin, ils peuvent aller en direction de Couturier-Ville, de même qu’ils pourront revenir vers le recoin du mont Couckme une fois qu’ils auront acquis tout le matériel nécessaire.

Pendant ce temps, à Couturier-Ville justement, Masane et Gédéon sont toujours bloqués, ne sachant pas où aller. Naturellement, ils ne se doutent absolument pas que Basile et Carelle sont sur le chemin du retour. Alors que les deux rivaux sont dans leur chambre d’hôtel, Masane est en train de consulter une carte de la région pour localiser l’endroit, mais rien n’indique où se situe ce recoin… Pendant ce temps, Gédéon était plongé dans des bandes dessinées, allongé sur le lit.

« Bon sang… Si j’avais écouté Basile jusqu’au bout, j’aurais su où il se trouve en ce moment… mais… mais zut alors ! dit Masane à Gédéon.
— Prends tout ton temps, je ne suis pas pressé… ça me laisse le temps de lire l’intégrale des « Aventures de Lechef et Aufort »… C’est mieux que de vouloir interrompre la lune de miel de deux jeunes amoureux.
— Je te rappelle que cette histoire d’amour entre Basile et cette immondice de Carelle, elle n’existe que dans ta tête !
— …disait celui qui s’est fait passer pour le petit ami de Basile auprès de « la seule fille avec qui il se sent à l’aise » !
— Oh ça va, ce n’est pas la peine d’en rajouter !
— C’est tout le bon gout de mon humour subtil ! »

Masane n’en peut plus et craque. Il se jette sur Gédéon et les deux rivaux se sont mis à se battre… Masane a d’abord renversé puis plaqué Gédéon contre le sol en le tenant par ses épaules, mais celui-ci a riposté en donnant un coup de patte à la jambe droite de Masane. Après ça, avec une roulade, c’est Masane qui se retrouve à terre et Gédéon au-dessus. Il donne des claques à Masane, mais au bout de la 5ème claque, ce dernier libère sa main gauche, prend la main que Gédéon usait pour le claquer, et mord violemment la main en question… Gédéon hurle de douleur, mais riposte une fois encore en tirant sur l’antenne gauche de Masane avec sa main qui n’a pas été touchée… Masane réussit tout de même à reprendre le dessus, et c’est de nouveau Gédéon qui se retrouve plaqué contre le sol. À force de tabasser Gédéon, le macalite déchire progressivement les habits de celui-ci. Mais Gédéon reprend ensuite le dessus, et les rôles n’ont cessé de s’inverser encore et encore…

Dans le même temps, dans le micro-super avion, qui s’approchait de la piste d’atterrissage de Couturier-Ville, Carelle est aux commandes de l’engin, et Basile est à ses côtés.
« Au fond, je suis contente qu’on mette autant de temps à trouver ce qu’on cherche… comme ça, le plaisir d’être en ta compagnie peut durer ! dit Carelle.
— Carelle… Est-ce que lorsqu’on rentrera à Sarteville, tu me feras visiter ton superbe appartement ? »
Carelle, qui commence à atterrir, ne répond pas à Basile dans un premier temps, mais elle ne s’est pas privée de glisser un sourire malicieux en guise de réaction, avant de dire : « Tu sais Basile… je n’habite pas en appartement !
— Ah… d’accord. »

Les deux hursians atterrissent à Couturier-Ville, sans savoir que Masane et Gédéon sont à l’hôtel à se bagarrer en même temps. Mais c’est sans importance, Basile et Carelle ne comptent pas s’éterniser de toutes façons. Ils achetèrent du matériel pour explorer le mont Couckme, ainsi que des provisions pour avoir de quoi manger lors de leurs prochains campements. C’est ainsi qu’ils repartirent presque aussi vite qu’ils sont venus.

Pendant ce temps, à l’hôtel, Masane est pas mal amoché, et Gédéon n’a quasiment plus d’habits tellement ses vêtements ont été déchiquetés par Masane. Pourtant, les deux rivaux sont contents.
Gédéon dit à Masane : « C’était excellent ! De tous les moments qu’on a passés ensemble, celui-là était le meilleur !
— T’as raison ! C’était génial. Il faudra qu’on remette ça ! »
Soudain, Masane voit, par la fenêtre de l’hôtel, un avion décoller de la piste d’atterrissage : c’était le micro-super avion !
« Gédéon, regarde l’avion là-bas, c’est celui dans lequel cette immondice de Carelle a forcé à faire monter Basile quand elle l’a enlevé !
— Mais alors… ça veut dire qu’ils étaient là ? Ils étaient là… pendant qu’on se bagarrait ?
— Au moins, ça nous permet de savoir où ils sont partis… ils sont partis en direction du lieu le plus proche du mont Couckme. Désormais, on sait où aller !
— Mais… Je ne peux pas aller où que ce soit dans cet état : je suis presque tout nu !
— Ah oui, ça pose problème… que pouvons-nous faire ? »

Soudain, Masane vit sa lanterne éclairée : il s’est souvenu que parmi les bagages qu’il avait emmenés avec lui, il y avait une valise appartenant à Basile, la valise dite de « réserve en cas d’urgence », que Basile gardait au cas où il devrait partir en urgence quelque part. Masane l’avait amenée avec lui car il s’était dit qu’une fois qu’il aurait retrouvé Basile, les deux amis pourraient en profiter pour passer quelques vacances près du mont Couckme…
« Je ne sais pas ce que contient cette valise, je n’ai jamais osé l’ouvrir, mais peut-être qu’il y a un habit qui pourrait te servir de tenue de rechange. Toi et Basile vous faites la même taille. »
— Oui… j’espère qu’il y a quelque chose là-dedans… »
Masane fouille dans la valise, Gédéon observe… et finalement, il s’avère qu’un habit se trouve à l’intérieur… ça ressemble fortement à une robe noire !
« On dirait un habit… de fille ! Mais pas de doute, c’est bien un habit pour hursian, parce que nous les macalites, n’avons pas autre chose que les chapeaux en guise d’extravagance vestimentaire. » dit Masane.
Gédéon demande de voir quelle est cette tenue que Basile a emmenée avec lui, car même s’il n’a jamais vu Basile la porter, elle ne lui est pas inconnue…
« C’est… C’était la robe favorite de ma mère… dit Gédéon.
— Ta mère… et donc la mère à Basile aussi… mais pourquoi emporte-t-il cette tenue dans cette « réserve en cas d’urgence » ? »

Gédéon réfléchit… et dit finalement : « Si, ça me revient ! Quand on était petits, je me souviens que je disais vouloir ressembler à notre père, alors que Basile disait qu’il voulait ressembler à notre mère. Et… de mémoire, Basile aime bien s’habiller avec des tenues de filles de temps en temps. Donc… ça veut dire que…
— Ça veut dire qu’il aime s’habiller avec la tenue de votre mère !
— Hem… Mais toi qui l’a tellement vu, tu l’as déjà vu habillé dans cette tenue ?
— Non… Mais je me souviens qu’il parlait souvent d’une tenue qu’il réservait pour les grandes occasions. Mais il ne disait pas quel était le genre de « grandes occasions » auxquelles il faisait allusion.
— Mais… Je ne peux pas m’habiller avec ça, du coup !
— Bah… Faut croire que c’est ça ou rien. Tu peux pas sortir avec ta tenue actuelle, elle est toute déchiquetée ! »

Gédéon, non sans réticences dures comme de l’acier, se résout à accepter… il va dans le côté salle de bains de la chambre d’hôtel, pour se changer… Et ainsi, c’est un Gédéon « nouveau look » que Masane vit sortir de la salle de bains. Dans une telle tenue, Gédéon ressemblait énormément à sa mère… à une différence près : étant donné que la mère de Basile et Gédéon était plus grande que ses fils jumeaux, Gédéon s’est retrouvé dans une tenue quelque peu trop grande pour lui… mais c’était ça ou une tenue déchiquetée.

Masane dit à Gédéon : « Dis, avant de partir… si on regardait ce qu’il y a d'autre dans la valise ? On pourrait trouver des trucs sympas !
— Tu veux fouiller dans les affaires de Basile ? La curiosité est un vilain défaut, Masane ! »
Mais Gédéon repensait à la relation ambigüe qu’il y a entre Masane et Basile. Aussi, s’est-il dit que peut-être que dans cette valise, il pourrait y avoir des choses qui pourraient le rassurer, en quelques sortes… Donc finalement, il accepta. Les deux rivaux, en curieux qu’ils sont, se sont donc mis à fouiller la valise. À l’intérieur, ils ont trouvé une pochette remplie de coupures de journaux : un article qui reparlait de la reconversion de l’un des « héros de Macalandie » dans la vente de tourtes… mais surtout, il y avait beaucoup de photos de Carelle issues d’avis de recherches et de l’article qui était consacré à sa capture par les gardiens de la paix et le superhéros anonyme « Super-Nasame ». La présence de toutes ces photos de Carelle n’était pas pour plaire à Masane, mais les deux rivaux ont continué à fouiller la valise… et ils ont aperçu une espèce de cadre refermable. Gédéon a ouvert le cadre… et a trouvé une ancienne photo où figuraient Basile et Gédéon… mais aussi leurs parents.

Gédéon, la larme à l’œil, a dit : « Ceux qu’on voit, là au-dessus, ce sont nos parents… mon père s’appelait Thalès, et ma mère s’appelait Barbara. Quand je vois la date de la photo, j’en déduis que cette photo a été prise peu avant leur mort… Basile et moi n’avions que 4 ans…
— Mais comment sont-ils morts ?
— C’était l’été… Mon père, qui était mécanicien averti comme mon frère et moi, était en train d’étudier des plans d’un projet qui lui tenait à cœur, comme il le faisait tous les soirs depuis plusieurs semaines déjà. Il disait que c’était une machine qui nous permettrait d’avoir une vie meilleure et de fuir l’oppression des Tévéhèss, qui nous traitaient comme des inférieurs… Ce soir-là, des gens ont frappé à notre porte, ma mère a ouvert, et a vu des macalites portant des chapeaux avec l’insigne du clan des Tévéhèss. Ils avaient des armes dans les mains, et cherchaient mon père. Ils étaient allés vers lui, et ils lui ont demandé de le suivre. Ma mère leur avait supplié de ne pas lui faire de mal… Les macalites lui avaient répondu de se taire. Une fois que les macalites étaient partis avec mon père, ma mère nous a demandé d’aller dans notre chambre et de n’y sortir sous aucun prétexte. Même si on n’avait que 4 ans, on était assez posés pour voir que quelque chose allait de travers…
— Mais qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
— Basile et moi étions montés sur notre bureau pour pouvoir voir à travers la fenêtre ce qui s’est passé… on ne voyait pas notre mère, mais on voyait les deux macalites avec mon père. Ils étaient allés dans une ruelle en face de la maison, assez à l’ombre… mais on a distinctement vu notre père se faire tabasser par les deux macalites… ils l’ont tabassé jusqu’à ce que mort s’en suive… Après ça, les deux macalites sont partis, laissant la dépouille de mon père là où ils l’ont tué. Basile et moi… avions assisté, de loin certes, mais assisté quand même, à la mort de notre père… dit Gédéon, en pleurant.
— Mais… mais… et ta mère, qu’est-ce qui lui est arrivée ?
— On a enfreint l’ordre de notre mère et on est retournés vers l’entrée… mais la porte était ouverte, et notre mère n’y était pas. En larmes, on l’a appelée… mais rien à faire, elle ne répondait pas. On ne l’a plus jamais revue après ça. Et la dépouille de mon père avait disparue elle aussi… Cette soirée noire nous a traumatisés, Basile et moi… »

Gédéon, instinctivement, a plongé dans les bras de Masane en pleurant… ce dernier était sous le choc, il voyait en Gédéon un être au cœur de pierre… cette scène lui a montré que la vérité était toute autre. Masane a donc naturellement laissé Gédéon l’enlacer en pleurant.
Ce dernier dit alors : « Bon… nous allons ranger toutes les affaires de Basile dans sa valise, maintenant que j’ai un habit de rechange, aussi féminin soit-il. »
Masane et Gédéon ont rangé toutes les affaires de Basile dans la valise. Alors qu’ils s’apprêtaient à partir de la chambre d’hôtel, Gédéon dit : « Allez, on y va ? »
Masane répond : « Je suis prêt ! Allons donc retrouver Basile et Carelle ! »

À SUIVRE !
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April 18
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Sta.sh Writer
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